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Cette première réunion de concertation générale a réuni 27 organismes concernés par le titre de psychothérapeute, soit :
- 14 associations de psychanalyse (dont 6 d’obédience lacanienne, 2 freudiennes orthodoxes, 1 jungienne, 1 adlérienne et 4 « mixtes » freudo-lacaniennes) ;
- 5 fédérations ou associations de psychothérapeutes : FF2P, Affop ; SNPPsy, Psy en mouvement, PSY’G ;
- 4 fédérations ou associations de psychologues ;
- 2 associations de psychiatres ;
- 2 associations d’enseignants universitaires.
A noter que parmi les psychiatres, psychologues et enseignants, la plupart étaient psychanalystes.
Chaque organisation était représentée par 2 personnes, et la réunion était dirigée d’une manière particulièrement démocratique et respectueuse de tous les points de vue émis par le Dr Bernard Basset, de la Direction Générale de la Santé (DGS), responsable de la sous-direction « Santé et Société », assisté de 6 fonctionnaires silencieuses.
Au total, une table impressionnante de 58 personnes, munies chacune d’un micro.
La réunion a duré de 9 h à 12 h.
Elle était consacrée à une présentation de la première version de l’avant-projet par M. Basset.
Ce texte avait été tenu strictement secret jusqu’à cette réunion.
Puis, chacun pouvait librement poser toute question ou faire toute remarque, étant entendu qu’aucune décision n’était prise en réunion.
M. Basset répondait en détail, et avec beaucoup de patience, à chaque intervention. Le climat a été, durant les trois heures, serein et courtois, sans agressivité manifeste, malgré les désaccords nombreux.
Il a été clairement exprimé par les 21 organisations non psychothérapeutiques unanimes, que la psychothérapie n’était pas une profession, mais un titre indiquant une simple activité d’autres professionnels : psychologues ou psychiatres…
Le représentant du ministre a maintes fois répété qu’il n’était pas question de « créer une profession nouvelle » (cela bien qu’il existe déjà 120 000 psychothérapeutes professionnels dans 41 pays d’Europe !).
Cependant, la répétition des questions a bien souligné l’ambiguïté d’une formation au niveau « master professionnel » qui ne déboucherait pas sur une « profession » !
D’ailleurs, la mise en place de tout master professionnel par l’Université nécessite l’accord d’une commission qui étudie les débouchés, afin de ne pas former de futurs chômeurs.
A noter que toutes les interventions des cinq organismes de psychothérapies étaient convergentes. Nous avons réagi, les uns et les autres, mais discrètement, car il s’agit de toute évidence, d’une querelle byzantine de vocabulaire.
Un emploi rémunéré à plein temps, avec un titre protégé, reconnaît bel et bien une profession…
Pas d’inquiétude à avoir sur ce point, qui fut pourtant fortement controversé.
Conformément aux obligations légales, le décret n’ajoute et ne retire rien au texte de la loi, se contentant de l’expliciter partiellement.
En effet, il est apparu que la loi ne serait toujours pas applicable après la signature de ce décret du Conseil d’État, puisqu’il devra être complété, par la suite, par plusieurs décrets et arrêtés « simples » des deux ministères concernés, et surtout par celui de l’Éducation Nationale (Enseignement supérieur).
Donc, les problèmes épineux sont à nouveau reportés à plus tard : durée effective et contenu des études dites de psychopathologie clinique, conditions d’accès et équivalences, conventions avec des organismes privés, mesures transitoires, liste nominative des formations reconnues, etc.
INTRODUCTION
par Monsieur Bernard Basset
Après les débats parlementaires et le vote de la loi, voici une première rédaction du projet de décret. Ce document n’a jusqu’à ce jour été communiqué à personne. Il s'agit maintenant d'une concertation large. Le texte que nous allons vous distribuer est un document de travail.
Nous nous sommes efforcés de convoquer l'ensemble des organisations concernées, débordant ainsi l'effectif de celles qui s'étaient présentées spontanément. La concertation est désormais publique et transparente.
Nous attendons vos remarques, critiques, suggestions. Les propositions de chacun seront transmises au ministre
Vous disposerez d’un mois de réflexion à partir d'aujourd'hui, pendant lequel vous pourrez nous demander les éclaircissements nécessaires. Nous désirons disposer de vos contributions pour le 10 février afin que nous puissions préparer une synthèse pour le 21 février 2006, date de notre prochaine réunion de concertation.
Ce décret porte sur le seul usage du titre de psychothérapeute. Son usage demeure facultatif et volontaire. Ce décret prévoit une formation obligatoire à la psychopathologie clinique pour tous ceux qui voudraient faire usage du titre. Il précise :
Les modalités pratiques d'inscription au registre départemental, puis au registre national, selon les termes de la loi.
La formation est placée sous la responsabilité de l'université : c’est à elle est confié le pilotage, mais des conventions avec des instituts privés ne sont pas exclues.
La formation en psychopathologie est fixée au niveau du master, avec des équivalences pour certains professionnels de droit.
Pour le cahier des charges concernant la formation, vos remarques seront les bienvenues.
La formation devra respecter la pluralité des approches.
Une période transitoire a été instaurée.
QUELQUES EXTRAITS DU DÉBAT OUVERT
Christian Vasseur Association française de psychiatrie : Comment sera définie la notion de « clinique » qui suppose d’être "au lit du malade" ? Comment se fera l’articulation entre les sociétés psychanalytiques, l’université et l’hôpital ? Le cahier des charges définira-t-il des temps de stages ? Comment traiter le problème des sociétés psychanalytiques qui se constituent sans être vraiment psychanalytiques et se réclamant seulement du nom de Freud ? Un contrôle de ces associations est-il prévu ? Les bases d'une formation possible impliquent idéalement un Ordre, une autorité interne, qui ne peut relever ni de la préfecture, ni de l’université. Un tel Ordre sera-t-il prévu dans l’avenir ?
Bernard Basset (B.B.) : Des stages pratiques seront prévus dans le cahier des charges.
La loi ne prévoit pas de cadre nouveau pour la psychanalyse. En conséquence, la création de nouvelles associations psychanalytiques reste possible. Nous ne pouvons pas entraver la liberté d’association. La loi n’institue aucun Ordre.
Alain Blanchet Société française de psychologie : Ce texte constitue une avancée. Mais on ne sait pas s’il s’agit d’une formation universitaire ou privée (d’un niveau comparable). Il y aura donc un afflux considérable d’étudiants. Les masters existants seront-ils considérés comme équivalents aux nouveaux ?
B.B. : La formation est confiée à l'université, laquelle pourra passer des conventions avec des instituts privés. A un nouveau contenu correspondra un nouveau cadre.
Lilia Mahjoub École de la Cause freudienne : universités privées, conventions avec l'université, lesquelles ? Programme de formation : ce qui doit être enseigné est décidé, sera défini par qui ? Les professionnels concernés, les universitaires, les ministères ?
Les quatre types d'approches (article 8) : quid de la psychanalyse ? Ce qui est déjà enseigné dans certaines universités de psychologie clinique, psychanalyse théorique et stages dans des centres de psychiatrie ? Ou quelque chose qui sera confié aux sociétés de psychanalyse ? Le terme "analytique" ne convient pas. S’agissant de la psychanalyse, il faut dire "psychanalytique". Tout cela reste imprécis.
B.B. : Les textes réglementaires doivent être concis. Le Conseil d'État nous y incite. Il demeure le juge suprême. Les universités privées, les universités catholiques par exemple, qui ont déjà des contrats avec l’Éducation nationale, pourront s'inscrire dans le dispositif. Pour la définition de la formation, c’est l’université qui fixera les programmes. Sur les autres points, je ne peux pas me prononcer.
L.M. : Qui décidera du programme, par qui sera-t-il enseigné, et quelle approche ?
B.B. : Qui décidera ? La décision relève des ministères. Il y aura des concertations obligatoires avec les organismes concernés.
Ce n’est pas à moi de me prononcer sur le contenu de cet enseignement. On le fera avec nos collèges du ministère de l'université, le moment venu.
L.M. : Ce champ est inextricable
B.B. : Non, puisqu’il y aura une concertation.
Patrick Guyomard Société de psychanalyse freudienne : Que signifie, à l’article 8, la « connaissance » des quatre approches ? S’agit-il de l’une des quatre ou des quatre ? Pourquoi à l’article 7 un « niveau » master et pas un master ? Que signifie à l’article 2, la référence aux diplômes relatifs à une profession réglementée dans le champ sanitaire et social ?
B.B. : Un point relève de la pratique, l'autre de la définition des connaissances. Il y aura un respect de la pluralité des approches. S’agissant du master, il y en aura un pour ceux qui ne sont pas médecins. On ne peut imposer un master aux médecins qui sont déjà titulaires d’un doctorat !
Monsieur Lécuyer Fédération française des psychologues et de psychologie : Les travailleurs sociaux (art. 2) pourront donc accéder directement à un master. Peut-on préciser la liste des licences admises?
Marc Strauss Internationale des forums du champ lacanien : Pour l’attestation de certification & d'obtention du diplôme, seule la déclaration sur l'honneur fera la différence ?
B.B. : Il faudra produire l'attestation d'une formation en psychopathologie clinique. Mais le niveau demandé sera basé sur des équivalences. Les prérequis seront fixés par l’université. Seuls ceux qui n’auront pas de formation préalable devront répondre sur l’honneur. On ne peut exiger un master des médecins, mais pour les autres, il s’agit bien évidemment du master et non d’un « niveau » master.
L.M. : les psychanalystes devront avoir eux aussi une attestation de formation en psychopathologie clinique ?
B.B. : Oui, ils le devront, tout au moins s’ils désirent utiliser le titre de « psychothérapeutes ». C’est dans la loi.
Alain Abelhauser Séminaire interuniversitaire européen d’enseignement et de recherches en psychopathologie et en psychanalyse (SIUEERPP) : Je parle au nom des 180 professeurs de psychopathologie des universités. Au 1er étage de la « fusée », il y a quelque chose de plus par rapport à l'art 52. Les médecins, psychologues et psychanalystes peuvent s’inscrire « de droit » sur les listes du registre. Et voici pourtant que maintenant est prévue une condition supplémentaire, c’est-à-dire l'attestation d'une formation en psychopathologie ? Comment cette formation sera-t-elle organisée et quel sera son contenu ? Quel sera l’avenir de l’enseignement déjà existant ?
B.B. : Nous essayons de définir les cadres d’une formation mais pas son contenu. Nous ne pouvons excéder la loi. En clair, cela veut dire que les membres dits de droit devront satisfaire à des exigences de formation.
A.B. : Il est prévu d'annoncer ce qu'est cette formation en psychopathologie clinique ? Comme l'université en est responsable, je pose une double question. Qu'est-ce qu'on entend par psychopathologie clinique et comment organiser les formations ad hoc. S’il y a des masters professionnels en psychopathologie clinique, va-t-on en créer d'autres ?
B.B. : L'organisation de la formation, c’est l’étape suivante. Ce texte n'a pas pour ambition d'en définir le contenu. Une concertation avec les autorités universitaires est nécessaire, et on verra alors s’il faut ou non créer un nouveau master ou aménager les masters existants. Je ne puis sortir de mon rôle, ni de ma compétence qui se limite à donner des règles claires pour ceux qui souhaitent user du titre de psychothérapeute.
Roland Gori SIUEERPP : Comment éviter que les décrets d'application n'excèdent le champ de la loi si vous transformez un problème en postulat ? Le problème c’est la définition de la psychopathologie clinique. Psychopathologie fondamentale, oui, mais en France, il existe une certaine tradition qui la réfère au champ de la psychanalyse ou d'une psychopathologie « psychodynamique ». Or, ce problème est réglé d’avance par les décrets d'application qui présupposent une connaissance du fonctionnement psychique et des quatre courants "validés scientifiquement" (article 8). Qu’est-ce que cela veut dire ? Là, il y a anticipation et débordement de la part des parlementaires.
B.B. : Je n'ai pas l'intention de m'immiscer dans des débats des sociétés savantes. J’ai pour souci d’éviter les dérives sectaires pour répondre ainsi aux parlementaires qui ont le même souci. C’est la raison pour laquelle nous avons fait référence aux quatre approches "validées scientifiquement". Nous ne voulons en privilégier aucune.
Michèle Clément Syndicat national des psychologues : Cette présence parallèle des psychothérapeutes et des psychologues pose le problème de la sauvegarde du titre de psychologue qui est un titre unique. La loi de 1985 ne rattache pas les psychologues au Code de la santé. La psychothérapie n’est pas une profession, mais une activité parmi d’autres de la psychologie. Pour nous ces décrets sont flous.
B.B. : Ce texte ne concerne que l’usage du titre de psychothérapeute. Mais pour autant il ne crée pas une profession nouvelle qui se substituerait à celle de psychologue.
MC : la psychothérapie étant l’une des missions essentielles des psychologues, il pourrait y avoir un préjudice pour eux.
Guy Roger Quatrième groupe : Dans leur immense majorité, les psychanalystes sont déjà psychologues ou psychiatres. Quelle formation complémentaire devraient-ils effectuer pour entrer dans la catégorie des « psychothérapeutes » ?
B.B. : Le texte prévoit bien une formation en psychopathologie pour tous, mais adaptée pour les membres dits "de droit".
Madame Craignou Association française de thérapie comportementale et cognitive, TCC : Il est absolument indispensable à nos yeux que la pluralité des courants soit inscrite clairement dans la loi. Il faut préciser les formations complémentaires (art 9). La liste des diplômes est-elle fixée par décret ? Y aura-t-il un nouveau décret?
B.B. : Oui, cela fera l’objet d'une concertation. Ce projet décrit la mécanique générale nécessaire à l’usage d’un titre. Il y aura des textes complémentaires, en particulier sur le contenu de la formation. Ce sera un « décret simple » et non en Conseil d’État. Ainsi ce décret-ci ne sera pas applicable avant le nouveau décret. C'est l'ensemble du dispositif qui rendra le système viable.
Philippe Grosbois Syndicat national des psychologues : Votre projet ne dit rien de l'instance chargée d'examiner les candidatures à l'inscription sur listes départementales. Comment sera définie cette instance ?
B.B. : Par l'autorité préfectorale, c’est-à-dire la DASS. Il n’est pas prévu d’instance autre. Et quand il y aura un litige, un recours administratif normal sera toujours possible (hiérarchique, gracieux ou contentieux).
Alain Blanchet : Je cherche à comprendre ce que veut dire "validés scientifiquement".
B.B. : Cette désignation n’est pas dirigée contre ceux qui sont présents dans cette salle, mais par exemple contre une "église d’adorateurs de la lune solaire".
Mireille Bouskela Syndicat des psychologues en exercice libéral : Quelle est la différence entre la désignation d’un titre et celle d’une profession ?
B.B. : Des professions sont réglementées avec des statuts particuliers. Or, parmi elles, plusieurs peuvent faire usage du titre de psychothérapeute, si elles le souhaitent . Nous avons fait en sorte de ne pas excéder la loi. Nous ne créons aucune profession nouvelle : il ne s’agit que d’une activité qui peut être pratiquée par divers professionnels.
Claude Landman Association lacanienne internationale : La question de la pluralité pose problème. Si l’un des courants dominants est enseigné à l'université, cela crée une psychothérapie d'État. Si elle est exercée à partir d'une seule référence, il y a un risque pour l'État. De toute manière, les dispositions donnent à l’université le privilège de la formation. On ne peut confier toute la formation à l’université : il conviendrait donc d'envisager une formation pratique complémentaire, à la charge des différentes écoles.
B.B. : Ce débat explique comment nous en sommes venus à écrire "pluralité des approches", J'espère que cela répond à votre crainte légitime. Il me paraîtrait anormal que le ministère de la santé édicte des références théoriques professionnelles. Tenez compte de ces deux soucis, dont celui de dérive sectaire.
J. M. Fourcade Affop : il est dangereux de réduire la formation de psychothérapie à le seule formation en psychopathologie.
Vous avez ajouté à la loi, en créant une inscription provisoire.
B.B.. : L’inscription sera volontaire, ce qui ne veut pas dire facultative si vous désirez inscrire sur votre plaque ou votre publicité le titre de « psychothérapeute » ; mais si vous désirez rester « psychanalyste », vous n’avez besoin de rien.
Michel Meignant FF2P et Association européenne de psychothérapie : L'Union européenne travaille à une directive sur les professions libérales. En conséquence, elle a proposé la création de la profession de psychothérapeute. La France se comporte une fois de plus en pays manquant ! Va-t-elle ainsi bloquer le fonctionnement européen ? Que va-t-il advenir de ceux qui auront une formation dans un pays où la profession est réglementée.
B.B. : nous nous sommes posé la question. D’où le mot master qui renvoie à des références communautaires.
Christian Vasseur : Chaque pays reste seul maître de sa politique de santé. Ainsi la France pourraelle être fière d’être le seul pays du monde ou la formation en psychopathologie théorique et clinique sera exigée. Singularité française protégée.
Bruno Dal-Palu Psy en mouvement : Au fond, il n’y a pas d’opposition entre Vasseur et Gori sur la définition de la psychopathologie clinique. Dans l’article 1, j’ai été agréablement surpris de voir qu’on cherchait une solution pour éviter l’inflation d'associations s'intitulant « psychanalystes ». J’approuve donc ce qui concerne l’attestation sur l’honneur réclamée aux "ni-ni". Mais le problème subsiste puisque les psychothérapeutes deviennent des "psychopathologues".
B.B. : Nous ne cherchons en aucune manière à empêcher la liberté d'association.
Bruno Dal-Palu : Il y a une crainte à avoir que les sectes utilisent le terme « psychanalyse. » Mais il faut aussi éviter que les psychologues du travail, par exemple, fassent usage du titre sans formation à la psychopathologie.
Madame Craignou : Il est dommage que l’on fasse une loi sur un titre sans que les formations en psychothérapie soient citées. Ce texte sert aussi à ce que les usagers disposent d'une lisibilité sur les formations qu'aura suivies le professionnel auquel ils s'adresseront.
Parler de connaissance en psychopathologie clinique, et d'un master sur 5 ans ne suffit pas comme information. En aucun cas on ne saura à qui on s'adresse, et s'il a bénéficié d'une formation en psychothérapie.
D’autre part, qu’est-ce qui m’empêcherait, moi spécialiste des TCC, de m’intituler « psychanalyste » ?
B.B. : Avec les nouvelles dispositions, il y aura toute de même plus de transparence et d’informations pour les usagers.
Gérard Bayle Société psychanalytique de Paris : Je voudrais faire une remarque proche de ce qui vient d'être évoqué à propos de la protection du public contre les dérives sectaires. L'inscription peut fonctionner comme un cheval de Troie pour les sectes. N'importe qui peut créer une association de psychanalystes. Ceci constitue une faille dans le dispositif. Il faut demeurer vigilant face à ce qui inspire l'esprit de la loi. Tous ceux qui sont soucieux de l'intérêt, de la protection du public et des usagers comprendront qu'il faudrait assortir la mention de psychothérapeute en indiquant de quel type de psychothérapeute il s'agit. La loi parle des associations de psychanalystes. Il faut préciser par décret quelles sont les associations de psychanalystes pour que des non psychanalystes ne se déclarent pas psychanalystes. Il convient que par décret ou par arrêté des dispositions permettent de contrôler la réalité des déclarations.
Bernard Basset : Nous avons tout de suite vu cette faille, mais c'est ce texte qui a été voté. C'est à vous d'y réfléchir, je n'ai pas de solution. Une autorité, un Ordre ? La loi ne nous permet pas de créer cela.
G.B. : Il faudra bien travailler avec vous pour mettre un frein à cela.
B.B. : je suis ouvert, mais sans solution pour l'instant. Si vous faites des propositions…
Philippe Grauer Syndicat national des praticiens en psychothérapie, psychothérapeutes relationnels & psychanalystes : La psychothérapie relationnelle n'est pas une fonction, mais constitue bel et bien une profession, proche de la psychanalyse. On ne saurait indéfiniment tourner le dos à une réalité aussi massive sans que cela se retourne contre les auteurs d'un déni d'une telle ampleur.
Jean-Richard Freyman Fédération européenne de psychanalyse et École psychanalytique de Strasbourg, FEDEPSY : L'université et la DDASS : que ce soit elle qui reçoive les dossiers sans que les associations soient là, au moins à titre consultatif, pose problème. L'histoire des quatre contenus possibles : il faut tenir compte de l'état actuel de l'université, et en conséquence ce texte ne peut avoir de sens véritable que si des propositions sont faites pour la création de ce titre de master en lien avec les associations.
Philippe Grauer : D'autre part, les formations privées en cinq années universitaires minimum que nous avons agréées sont également incontournables. L’université ne peut se substituer à ces formations de 5 années qui existent déjà depuis longtemps.
Il conviendrait de créer une articulation entre elles et l'université. Cette remarque vaut pour la formation de nos confrères psychanalystes.
Roland Gori : On va vers une législation de la psychopathologie clinique. Je voudrais faire une remarque sur la crainte des psychologues d'une recomposition de la profession de psychologue avec ce nouveau master. Il existe deux types de master : professionnel et de recherche. Or ce nouveau master sera professionnel. Vous produisez ainsi fatalement des incidences sur la recomposition du champ de la santé mentale. Ce nouveau master professionnel représentera un manque à gagner dans le cadre des masters existants. Il ne peut pas ne pas avoir d'effet quant à la formation des psychologues. Il convient de mesurer son incidence sur les masters existants.
Sous l'autorité de l'université dites-vous ? Le Siueerpp est précisément pour la pluralité. Mais là, avec cette feuille de route, vous placez sous le pilotage de l'université un processus dans lequel l'association que je représente ne se reconnaît pas. Voici un problème réglé par voie de décret, c'est bouleversant ! Comment placer l'université en position de pilotage, si nous ne pouvons pas nous reconnaître dans la feuille de route qu'on nous propose ? J'aimerais vous poser une question : par quelle méthodologie êtes-vous arrivé à cette proposition ?
B.B. : On essaye de faire au mieux. C'est pour cela qu'on vous consulte. En matière de formation, je considère l'université comme responsable, je n'ai pas en cette matière inventé grand-chose. J'ai essayé d'écrire les grandes lignes d'un cahier des charges de cette formation ; à vous de réagir, on a fait au mieux de nos capacités.
Lilia Mahjoub : Nous avons affaire à la feuille de route. Nous ne pouvons pas prendre position sur ce master nouveau qui ne crée pas de nouvelle profession. Ça va être une cacophonie.
B.B. : Ce document de travail vous est soumis, dans le respect de la loi. Tout ce qui irait au-delà serait inacceptable. Il ne s'agit pas uniquement d'une feuille de route. "Cacophonie" : ça vous appartient. Ce le sera si vous êtes dans la discorde, mais je vous fais confiance, vous vous connaissez tous, vous parviendrez bien à des positions communes. Vous êtes nombreux, vous vous connaissez, vous aurez des échanges entre vous et ferez des propositions regroupées, probablement.
Christian Vasseur : Je reviens sur ce contenu de formation à la psychopathologie. Il s'agissait au départ des six grands courants, dont celui relatif à la relation et ce qui s'y transfère. Théorique, clinique et pratique, là réside la sécurité. Quels contenus de cette formation ? Les formations à la psychothérapie arriveront après. La base de la sécurité pour le public est là : dans la psychopathologie.
Bernard Basset : Nous n'avons pas trop détaillé dans le décret, pour ne pas donner prise au Conseil d'État, qui exige que l'on soit concis, que l'on épure la formulation.
Serge Ginger Fédération française de psychothérapie et psychanalyse (FF2P) : J'aimerais vous adresser trois réflexions :
sur le master, sur l'Europe, et sur les mesures transitoires.
1) un master de quoi ? « Professionnel », mais on nous dit qu'il ne crée pas une « profession » de psychothérapeute ! Cela n'est pas clair.
2) l'Europe : différents modèles sont possibles. En Belgique, où la loi est en cours de discussion (contrairement à ce qui vient d’être affirmé), il y a une ouverture à ceux qui ne sont ni psychologues ni psychiatres. En Grande-Bretagne, la gestion de la psychothérapie est confiée aux associations professionnelles. Quant à la libre circulation des professionnels, on n'en a pas fini : le problème européen va donner lieu à de vifs beaucoup à débats. En Italie, les institutions privées sont reconnues par la loi.
3) Mesures transitoires : cinq années de pratique professionnelle, mais quid de ceux qui ont déjà passé cinq années en formation dans une école, plus quatre années de pratique, qui sont ainsi déjà engagés depuis 9 ans, et se trouvent à bac + 7 ; devront-ils recommencer un master, et de quoi ?… Sans parler des étudiants en cours de formation.
B.B. : Nous allons consulter nos collègues de l'université, et penser à la validation des acquis de l'expérience (VAE).
Alain Blanchet : L’université est un monde ouvert où il existe déjà des masters de psychothérapeutes proches de l'esprit de ce texte. Chaque université est autonome. De plus, il y a déjà de nombreux professionnels ici présents qui sont chargés de cours dans nos universités.
Bruno Dal-Palu : J’aimerais savoir si le nouveau master professionnel se substitue aux formations des écoles de psychothérapie qui existent ?
Quand ce décret sera-t-il applicable ? Il sera suspendu aux décrets simples qui définiront le cahier des charges.
B.B. : Le décret vaudra dès sa publication et dès que les conditions de sa mise en œuvre seront réunies. L'université fera alors des propositions d'enseignement. C'est à elle qu'est confié le pilotage de l'opération, il s'agit bien de confier la formation à l'université, laquelle pourra, si elle le désire, passer des conventions avec des institutions externes. Le nouveau décret définira ce qu'on ne peut pas mettre dans un décret à envoyer au Conseil d'État. Cela permettra de faire évoluer la situation. Il est difficile d'inscrire dans le marbre d’un décret en Conseil d'État tout ce qui concerne la formation.
Alain Abelhauser : Il ne s'agit pas d'une nouvelle profession, mais du cadre d'une fonction. Il s'agit de fixer les prérequis sur lesquels on puisse s'entendre. Pourquoi des prérequis réducteurs ? (art 8). Pourquoi fixer déjà « dans le marbre » les quatre approches retenues ? Les choses peuvent évoluer. Cela est discutable.
B.B. : Dans le cadre du cahier des charges, ce texte vous est soumis. On vous présente un vrai texte, auquel vous avez loisir de vous confronter. Vos rédactions alternatives sont sollicitées.
Michèle Clément : Les praticiens sont déjà sur le terrain. Dans le service public, il y a déjà des "psychothérapeutes", le titre est déjà en usage. Beaucoup d'activités psychothérapeutiques sont faites pas des psychologues. Et vous dites ne pas créer une nouvelle profession ? Le ministère peut-il s’engager à ne pas créer une nouvelle profession ?
Patrick Avrane Société de psychanalyse freudienne : Une déclaration sur l'honneur ? Mais qui donc décide que tel ou tel est un organisme de formation public ou privé à la psychothérapie ?
B.B. : C’est ambigu, en effet ! Je vous répondrai ultérieurement.
Patrick Guyomard : Il y a deux directions dans ce projet. Il y a trois aspects positifs : la prise de position sur le titre, la formation assurée par l'université. Et surtout le fait qu'il ne s'agisse pas d'une profession en tant que telle. Restent plusieurs difficultés : validation des connaissances et des pratiques dans la formation en psychothérapie pour les "ni-ni"
B.B : Nous ne souhaitons pas du tout intervenir sur les pratiques. Nous ne réglementons que le titre.
P.G : Pour créer un master nouveau sans créer une profession nouvelle, il convient de l'insérer dans des masters déjà existants.
B.B. : Ma voisine me souffle que le master de psychologie ne donne pas droit au titre de psychologue.
Lécuyer : Si, mais sous certaines conditions. Fixer d’avance les quatre approches, c’est problématique, mais l’idée de pluralité conserve sa valeur.
B.B. : À condition qu’il n’y ait pas de dérive sectaire
Michel Patris FEDEPSY : Le vrai problème, c’est la situation critique de la psychiatrie. L’organicisme dominant a donné lieu à la désertion de la psychothérapie par les psychiatres. Une fois le titre ciselé approuvé, viendront d'autres étapes où ces psychothérapeutes prendront leur place. Profession de santé mentale, cela se dit déjà. Nous allons vers une sous-traitance de la question de la psychothérapie par de nouveaux professionnels. C'est pour cela que nous devons être attentifs au niveau de la qualité professionnelle, menacée évidemment.
Pouvons-nous, dès à présent, psychiatres, psychologues, associations de psychanalyse, collaborer à des masters de psychologie clinique voire de psychothérapie ? La violence verbale et les tensions extrêmes excluent la collaboration et le dialogue ; comment allons-nous faire pour faire tenir la carpe, le lapin et le serpent à plumes dans la même boîte ? Nous sommes en train de ciseler une pierre dans un édifice, le plan de la santé mentale.
B.B : là-dessus un groupe de travail sera bientôt en place.
Roland Gori : Jusqu'à maintenant, on examinait des projets de masters pros pour quatre ans, après avis de la CNESSER. Désormais, il y aura une confusion totale avec cet usage du titre. On passe de 3 700 professionnels à 5 500 professionnels par an ! C’est beaucoup trop pour le marché du travail.
Jean Cottraux Association francophone de formation et de recherche en thérapie comportementale et cognitive : Il y a déjà un diplôme universitaire (DIU de TCC) de formation post-master. On peut le faire cohabiter dans le cadre du pluralisme.
Alain Naissant Psy’G. Le décret parle d’une formation en psychothérapie, mais la loi n’en parlait pas !
Le titre crée bel et bien une profession.
Il n’y a pas de définition de la psychothérapie.
On n’évoque pas la nécessité d’un travail sur soi.
Les commissions préfectorales pour le titre de psychologue ont été une catastrophe !
Ce n’est pas cette loi qui empêchera l’infiltration éventuelle des sectes.
Madame Craignou : Il est indispensable de garder la pluralité. Il convient de savoir que l’on crée un master de psychologie clinique et non de psychothérapie clinique. Attention à ce qu'il n'y ait pas confusion avec d'autres masters existants. Comment l’université va-t-elle organiser les stages pratiques ?
Catherine Mathelin Espace analytique : Il s'agit certainement d'un plan de santé mentale comme le souligne Michel Patris. Il s'agit de protéger les patients. Mais comment se protéger des sectes si des gens sont autorisés à visser leur plaque et sont agréés après avoir simplement parlé à quelqu'un à la DDASS ?
B.B. : Le texte que nous proposons est plus exigeant que cela.
Jean Cottraux : Le terme « scientifique » est important.
Christian Vasseur : L'idée du titre infère l'accession à une qualité. Les inquiétudes concernant une nouvelle profession sont fondées. Déjà, dans la pratique hospitalière actuelle les infirmiers sont employés au titre de psychothérapeutes. On gagnerait à inventer une instance qui réfléchirait à la question des psychothérapies. La psychothérapie est la part majeure de notre pratique de psychiatres. On ne s’occupe pas des « bleus de l’âme ». Enfin, il y a la question de la formation personnelle. Le refus d'un travail sur soi constitue une contre-indication à la pratique de la psychothérapie. La remise en cause auprès d'un tiers ou l'analyse de sa pratique, il y faudrait une invitation évidente.
B.B. : Je précise que les différents Rapports (Cléry-Melin, INSERM, etc.) n’engagent que leurs auteurs et n’engagent pas le ministre.
Jean-Claude Stolov Société psychanalytique de recherches et de formation, scission du Quatrième Groupe : Cette loi constitue une préservation contre les sectes. Au moins, elle vise, avec l’usage du titre, à souligner le danger qu’il y a à définir une profession de psychothérapeute. Si on s’engage dans cette voie, on peut aller de Charybde en Sylla et déboucher sur quelque chose qui mettrait l'État en position de déterminer ce qui est recevable ou non. Or, il est nécessaire de s'abstenir de définir ce qu'est la psychothérapie.
Dal Palu : Il est utile de rappeler que beaucoup de gourous de sectes sont médecins.
Bernard Basset : Vous avez un mois de réflexion. Vos textes devront être prêts pour le 10 février, afin que nous puissions siéger à nouveau le 21. Le plus simple c'est que lorsque je réponds à une personne, toutes les autres en soient informées. Je vous engage donc à constituer un carnet d'adresses collectif et à le communiquer à mon assistante.
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Liste des participants
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Associations
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Noms
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| Association Fédérative Française des organisations de psychothérapie (AFFOP) |
M. Jean-Michel FOURCADE ( fldp@wanadoo.fr ) |
| M. Pierre CORET (drcoret@noos.fr) |
| Association Française de Psychiatrie |
M. le Président Christian VASSEUR |
| Mme F. CORET |
| Association française de thérapie comportementale et cognitive (AFTCC) |
Mme la Présidente CRAIGNOU |
| Association Francophone de Formation et de Recherche en Thérapie Comportementale et Cognitive (AFFORTHECC) |
M. Le Président Jean COTTRAUX
(cottraux@univ-lyon1.fr) |
M. Le Secrétaire Général Patrick LEHMAN
(afforthecc@wanadoo.fr) |
| Association Psychanalytique de France (APF) |
M. le Président BEETSCHEN |
| M. VOTADORO |
| Association Lacanienne Internationale |
M. le Président B. VANDERMERSCH |
| M. C. LANDMAN |
| Cercle Freudien |
Mme la Présidente Danièle LEVY
(daniele.levy3@wanadoo.fr) |
| Mme Dominique DANIC-CAREIL |
| Ecole de la cause Freudienne |
Mme la Présidente L. MAHJOUB |
| Mme Agnès AFLALO (agnes.aflalo@wanadoo.fr) |
| Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien |
M. le Président IZCOVICH |
| M. STRAUSS (strauss@easyconnect.fr) |
| Ecole Freudienne |
M. Robert SAMACHER |
| Dr Jean Michel HERVIEU |
| Espace analytique |
Mme MATHELIN |
| M. Jacques SEDAT (j.sedat@wanadoo.fr) |
| Fédération Européenne de Psychanalyse et Ecole psychanalytique de Strasbourg (FEDEPSY) |
M. le Président Dr FREYMANN |
| M. le Pr PATRIS |
| Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P) |
M. le Président Dr. Michel MEIGNANT
(michelmeignant@wanadoo.fr) |
M. le Secrétaire général Serge GINGER
(ginger@noos.fr) |
| Fédération française des Psychologues et de Psychologie (FFPP) |
M. le Président LECUYER
(roger.lecuyer@univ-paris5.fr) |
| Mme ROBINEAU |
| Groupement Syndical des Praticiens de la Psychologie, Psychothérapie, Psychanalyse en Exercice Libéral (PSY'G) |
M. le Président NAISSANT (psy-g@wanadoo.fr) |
| M. Michel BARON |
| Psy en Mouvement |
M. Le Président Bruno DAL-PALU
(bruno.dal-palu@wanadoo.fr) |
| M. le Dr Jacques FRADIN |
| Quatrième groupe |
M. le Président ROGER |
| Séminaire Inter Universitaire Européen d’Enseignement et de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse (SIUEERPP) |
M. le Président GORI (roland.gori@wanadoo.fr) |
M. le Secrétaire Général Pr A. ABELHAUSER
(abelh@wanadoo.fr) |
| Société Française de Psychanalyse Adlérienne |
Monsieur le Président KURTEK |
| Mme SOVRANO |
| Société Française de Psychologie |
Mme Dana CASTRO (dreb.castro@libertysurf.fr) |
| M. Alain BLANCHET (blanchet@univ-paris8.fr) |
| Société Française de Psychologie Analytique |
Mme la Présidente THIBAUDIER
(president@cgjungfrance.com) |
| M. Patrick MICHAUD |
| Société Psychanalyse Freudienne |
M. Le Président AVRANE |
| M. GUILLAUMARD |
| Société Psychanalytique de Paris |
M. le Président Gérard BAYLE (spp@spp.asso.fr) |
| Mme AISENSTEIN |
| Société Psychanalytique de Recherche et de Formation (SPRF) |
M. le Président Dr Jean-Claude STOLOFF
(jc.stol@wanadoo.fr) |
| Syndicat National des Praticiens en Psychothérapie (SNPPsy) |
M. le Président Philippe GRAUER
(phgrauer@free.fr) |
Mme Geneviève MATTEI
(genevieve.mattei@wanadoo.fr) |
| Syndicat national des psychologues |
Mme la Secrétaire Générale CLEMENT |
| M. Philippe GROSBOIS (phil.grosbois@free.fr) |
| Syndicat des Psychologues en Exercice Libéral (SPEL) |
Mme La Présidente BOUSKELA
(mireillebouskela@aol.com) |
| Mr Didier PHILIBERT |
| Ministère de la Santé (DGS) |
Dr Bernard BASSET
(Bernard.BASSET@sante.gouv.fr) |
Mme Marine NOUVION
(Marine.NOUVION@sante.gouv.fr) |
Mme Murielle RABORD
(Murielle.RABORD@sante.gouv.fr) |
Mme Marie-Hélène CUBAYNES
(Marie-Hélène.CUBAYNES@sante.gouv.fr) |
Mme Nadine RICHARD
(Nadine.RICHARD@sante.gouv.fr) |
Mme Catherine DARTIGUENAVE
(Catherine.dartiguenave@sante.gouv.fr) |
Mme Laurence DANAND
(Laurence.DANAND@sante.gouv.fr) |
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