AMENDEMENT ACCOYER
PROJET DE LOI
POLITIQUE DE SANTE PUBLIQUE
08/10/2003

Quelques-unes des retombées prévisibles


1. Les usagers perdraient leur liberté de choix du praticien et de la méthode.

2. Ils seraient soumis à de longs délais d'attente liés à la diminution de moitié environ des praticiens autorisés.

3. Plusieurs milliers de spécialistes (souvent formés pendant 4 à 7 ans, se verraient réduits au chômage ou à un exercice marginalisé - sous les noms les plus divers, ce qui augmenterait la confusion des usagers.

4. Beaucoup d’usagers refuseraient d'être "psychiatrisés" - pour des difficultés ne relevant pas de "troubles mentaux".

5. Les médecins et psychologues formés à la psychothérapie (non enseignée à l'université, en France) étant en nombre notoirement insuffisant, les séances de psychothérapies seraient abrégées et espacées, et très vraisemblablement complétées par le recours à des médicaments psychotropes — à la grande satisfaction des multinationales pharmaceutiques. (Ils sont prescrits déjà en France 4 fois plus souvent que dans les pays voisins).

6. L’ensemble de ces mesures creuserait encore le déficit de la Sécurité sociale d’un montant estimé à 2 milliards d’euros par an (sur la base moyenne d’une séance par semaine pour les trois millions de Français en psychothérapie ou en psychanalyse, soit 5 % de la population).

7. Si cet amendement était adopté dans sa formulation actuelle, la France deviendrait le seul pays d’Europe où la profession de psychothérapeute serait hors la loi (ce n’est plus qu’un « acte » ! ) et la France serait ridiculisée sur la scène internationale.