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11e JOURNÉE D'ÉTUDE DE LA FF2P
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"QUAND LES NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION S’INVITENT
DANS LA RELATION THÉRAPEUTIQUE :
DANGERS ET/OU OPPORTUNITÉS ?"


Avec les participations de Laurence VANIN et Béatrice VALANTIN


Samedi 30 mars 2019
de 9h15 à 18h30

Maison des Associations
6, Cours des Alliés à Rennes
(Métro : arrêt Charles de Gaulle)

Plan d'accès

Brochure de la 11e journée d'étude





Ces journées d'étude permettent d’aborder des thèmes délicats sous un angle à la fois réflexif et pratique dans une ambiance respectueuse, tolérante et conviviale.
La qualité du travail fourni, la richesse et le sérieux des échanges sont chaque fois unanimement appréciés par les participants.

  Nous aurons la chance d'accueillir Laurence VANIN
Directeur de la Chaire d’excellence Smart City : Philosophie & Ethique Institut Méditerranéen du Risque, de l’Environnement et du Développement Durable - Université Côte d’Azur.
   
         
    Et aussi Béatrice VALANTIN
Gestalt-thérapeute depuis 18 ans, titulaire du CEP, superviseure et formatrice, exerce par vidéo conférence depuis 5 ans.
Elle propose une méthodologie adaptée à ce médium aux thérapeutes désireux de se former.
 


Cette journée de travail s'inscrit dans le cadre d'une réflexion professionnelle, nous vous invitons chaleureusement à y participer.

 

 

THÈME DE LA JOURNÉE

 

Les outils de communication actuels (téléphone, sms, mail, Skype, sites internet...) sont entrés dans nos pratiques.
De fait, la séance, le cadre se transposent parfois en dehors de nos cabinets.

Quelles influences l’usage de ces outils a-t-il sur le processus thérapeutique ? Sur nos pratiques ? Sur l’évolution de la psychothérapie ? Quelles questions éthiques cela soulève ?

A partir de vos expériences et de celles de nos deux intervenantes, la FF2P vous propose une réflexion collective sur ce sujet.

 

 

LAURENCE VANIN

 

Dans une ville où les tâches sont de plus en plus confiées à des machines, l’homme se détourne de l’homme car l’usage du « robot » ne nécessite pas de faire des efforts de gentillesse, de bonté, d’altruisme.

Evidemment, les hommes préfèrent se réfugier avec leur smartphone, derrière un écran, plutôt que de s’investir dans des relations destituées de leur intersubjectivité parce que l’autre, insupportable, parait de temps à autre moins appréciable, attrayant que son objet connecté. Il développe donc son empathie envers des machines. Des robots qui le lui rendent bien : serviables, peu contrariants, aptes à répondre à certaines questions et donc à simuler une pensée, une émotion.

« L’impression s’installe néanmoins d’avoir affaire à « quelqu’un » qui s’intéresse vraiment à vous. Dans les maisons de retraite, des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer jouent avec Nao et sortent de leur solitude. Des enfants autistes trouvent dans ce même Nao un compagnon avec qui échanger, moins inquiétant pour eux qu’une personne réelle.
Le robot devient médiateur. Il n’embarrasse pas ses interlocuteurs avec ses propres émotions puisqu’il n’en a pas, il peut donc jouer le rôle du compagnon attentif, toujours disponible. » (in Charles-Édouard BOUÉE, La Chute de l’empire humain, Éditions Grasset & Fasquelle, Paris, 2017, p. 108.

Dans ce cas-là, finalement, l’humanoïde remplit parfaitement son rôle : celui d’imitateur à l’œuvre dans une « humanité virtuelle » parce que simulée.

Dès lors, chacun peut croire en une intention de la machine et en retour développer de nouveaux affects. Néanmoins, insidieusement, nous assistons à l’apparition du S.A : Sentiment Artificiel. Ce qui renchérit sur la conscience malheureuse.

Cependant, tous ces leurres sont séduisants car ils n’exigent rien en contrepartie.
Néanmoins ils peuvent mettre à mal la sociabilité qui en contrepartie exige le respect, la bienveillance. Lorsque les nouvelles technologies servent d’intermédiaire entre le thérapeute et le patient, une nouvelle altérité se crée et l’interface permet une modernisation de la prise en considération de l’autre. Pourtant, cette interface doit faire l’objet d’une analyse afin de favoriser un nouvel éveil chez le thérapeute.
Mais qu’en est-il vraiment ?

 

 

BÉATRICE VALANTIN

 

Le développement des nouvelles technologies informatiques de Communication (TIC) et leur usage personnel ou professionnel vient bouleverser notre rapport au monde.
Cette nouvelle façon de communiquer révolutionne aussi nos rapports les uns aux autres. Et pour tous les professionnels de la psychothérapie dont je fais partie, et quelle que soit la formation dont nous sommes issus, nous n’avons pas d’autres choix que d’ignorer ce changement ou d’y faire face.

Cette journée sera l’occasion de partager avec vous mon cheminement professionnel, intellectuel et pratique et la manière dont j’ai ajusté la Gestalt-thérapie à la vidéo-conférence depuis que j’exerce par ce biais. J’ai le projet de terminer un écrit qui sera la clôture de ces années d’expérimentations et de recherche ; j’espère contribuer à enrichir la théorie et la pratique de la Gestalt-thérapie- mais pas seulement- avec mon expérience et permettre qu’elle reste ce qu’elle a été et est toujours pour moi : une posture philosophique et thérapeutique au service de la vie ; être capable de transmettre cette nouvelle connaissance à ceux qui, comme moi, se sont engagés à se former continuellement.

En préparant cette journée avec les membres de la FF2P, je sens déjà l’enrichissement que c’est pour moi de réfléchir ensemble à ce qu’est notre métier aujourd’hui et nous préparer sereinement à ce qu’il sera demain.

C’est dans cet esprit que j’ai choisi de vous parler de ce qui est le trépied sur lequel nous asseyons notre pratique, quelles que soient notre formation d’origine, nos références théoriques, et sans lequel, selon moi, nous ne pouvons prétendre à être efficace : La présence, l’alliance thérapeutique et le cadre.

C’est à partir de ce postulat que je vous parlerai de la thérapie avec la visioconférence. Grâce vos questions, vos doutes peut-être, et aussi vos expériences avec les nouvelles technologies dans votre parcours de praticien, nous pourrons échanger toute la journée, de manière formelle et informelle, afin de nous ouvrir des possibles, et construire ensemble un fond commun d’expériences où nous pourrons, par la suite, nous ressourcer et nous nourrir.

Ainsi nous continuerons à offrir à ceux qui en ont besoin, quelles que soit leurs conditions de vie et la nôtre, ici et maintenant, environnés par ce monde en pleine mutation technologique, notre présence, notre écoute, notre soutien en d’autres termes l’essence et le fondement de toute relation humaine.

 

 

TRIBUNE LIBRE par JEANNE-DOMINIQUE BILLIOTTE

 

Au fil d'une voix lointaine, la thérapie à distance

Dans les rêves, le téléphone est le symbole d'une voix en soi qui est lointaine voire enfouie et qui cherche à émerger et à se faire entendre.
Avec le téléphone réel, le paradoxe est qu'elle est lointaine tout en donnant l'impression qu'elle est proche, dans le meilleur des cas. Parfois, elle est brouillée ou peu distincte pour des raisons techniques. Parfois aussi, elle s'interrompt, coupée, pour des raisons également techniques.
D'emblée, la thérapie à distance par téléphone ou Skype rencontre donc une contradiction entre la symbolique du rêve qui évoque la voix lointaine en soi et l'illusion de proximité créée par la technique qui va de paire avec l'insécurité qu'elle introduit dans la séance par ses aléas.

Cette contradiction impose au thérapeute une réflexion sur le cadre, ses aménagements potentiels et le positionnement qui en découle pour lui.
Ce positionnement sera fonction du media utilisé : téléphone, Skype ou Internet.

Les quelques réflexions et observations qui suivent proviennent de mon expérience de thérapeute, mais aussi de cliente (du fait de gros problèmes de santé) dans l'utilisation de media en thérapie. Elles découlent également de la période où j'ai été formatrice pour les écoutants de l'association « S.O.S. Amitié ».

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ATELIERS

 

Résistances des thérapeutes

Partager sur cette thématique des « nouveaux modes de communication » soulève des questions, des curiosités, de l’intérêt, mais aussi active des peurs, des évitements, liés à des représentations notamment.
Nous pouvons résister tant pour maintenir des valeurs, des principes et peut être aussi conserver des loyautés, une forme de confort...
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Confidentialité et espace de sécurité

Nous avons pour habitude de maintenir la confidentialité dans nos cabinets.
Cela permet d'approcher l'intimité, de protéger le processus thérapeutique et sécuriser le client/patient tout comme le thérapeute.
Arrivés devant nos écrans ou nos téléphones, la confidentialité n'est plus aussi simple à assurer surtout lorsque des données personnelles fuitent si discrètement via le web.
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Quel cadre proposer ?

Cette évolution nous amène à questionner, chercher une forme de « travailler autrement » pour le thérapeute ; et peut-être ajuster le cadre de sa pratique.
Un certain nombre de thérapeutes mettent en avant des souhaits de qualités de vie différentes (vivre en milieu rural, limiter les déplacements, trouver un équilibre entre vie prof et perso).
La solution de la thérapie à distance peut être une réponse.
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L’alliance thérapeutique : comment se construit-elle à travers l’écran ?

La relation de confiance réciproque se construit dans la constance, la régularité, le respect mutuel. La confiance apporte la sécurité nécessaire à l’expression de soi et au partage de l’intime...
L’écran impacte ce partage : certains sens (toucher et odorat) qui constituent dans la relation des repères archaïques ne sont plus sollicités ; qu’en est-il du processus « sensoriels » de la rencontre...
Que proposer pour favoriser ce que nous nommons « chaleur humaine » ?
Existe-t-il alors un nouvel « espace transitionnel » ?
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L’intimité : quand le thérapeute « s’invite » chez le client ? / est « invité » par le client à entrer dans sa maison ?

Résonnances sur l’intimité : L’intime = protégé, réservé à certaines personnes : « les intimes », jardin secret, dire son intime = se dévoiler, se mettre à nu.
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Utilisation des réseaux sociaux

Comment l’existence du web et des réseaux sociaux modifie la relation avec nos clients/patients ?
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Perspectives : un nouvel humanisme numérique ? quel avenir pour la psychothérapie ?

L’humain au défi du numérique :
- L’avenir de la psychothérapie passe-t-elle par le numérique ?
- Le numérique : un nouvel art de la relation thérapeutique ?
- Le numérique modifie-t-il la représentation que nous nous faisons de notre santé mentale ?
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PROGRAMME

 

9h15 - 9h45

Accueil des participants


9h45 - 10h00

Présentation de la journée


10h00 - 12h00

Intervention de Béatrice VALATIN et Laurence VANIN suivi d’un débat avec la salle


12h00 - 12h30

Présentation des ateliers


12H30 - 14h00

Repas et inscriptions aux ateliers


14h00 - 16h30

Ateliers


16H30 - 17H00

Pause


17H00 - 18H00

Restitution des ateliers


18H00 - 18H30

Clôture


 

 

TARIFS

 

Entrée (repas compris) : Étudiants 40 € – Professionnels 60 €

En cas d’annulation, 10 € de frais de dossier sont conservés
Aucun remboursement ne pourra être effectué après le 1er mars 2019

 

 

INSCRIPTIONS

 

Pour vous inscrire :

- Par Carte Bancaire (paiement en ligne) paiement

- par virement bancaire (tous frais bancaires à votre charge)
(en précisant : Inscription JE2019 + nom et prénom)
sur le compte de la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse
code IBAN : FR76 1820 6002 7709 9273 9000 124
code BIC : AGRIFRPP882

- par chèque à l'ordre de la FF2P avec vos coordonnées complètes

 

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